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Ravages du Coltan : Des Millions de Vies Brisées

Des millions de morts placés sous silence médiatique

 

Sur les cendres du génocide rwandais, la seconde guerre du Congo éclate en 1998 dans la région des grands lacs à l’Est du Congo. 9 pays Africains sont impliqués. l’Angola, le Zimbabwe, la Namibie au sud, le Rwanda l’Ouganda, le Burundi, le Congo, le Tchad, le Soudan au nord. Une trentaine de milices locales sévit sur le terrain.

Cette guerre du Congo est marquée par les séquelles du génocide rwandais, la faiblesse de l’Etat Congolais, la vitalité militaire du nouveau Rwanda, la surpopulation de la région des grands lacs, la perméabilité des vieilles frontières coloniales, l’accentuation des tensions ethniques due à la pauvreté, la présence de richesses naturelles, la militarisation de l’économie informelle, la demande mondiale de matières premières minérales, la demande locale d’armes et l’impuissance des Nations Unies.

Le bilan est lourd,Il est difficile d’obtenir des chiffres précis sur les victimes, mais des millions de personnes ont été touchées par le conflit et ses conséquences,près de 4 millions de déplacés, des camps de réfugiés saturés et des centaines de milliers de personnes appauvries.

Pour l’exploitation du coltan, on épuise les populations locales, on les appauvrit, on les viole, on les incite à partir. On détruit les infrastructures sanitaires et la moindre pathologie devient mortelle.
La ruée vers le coltan dans la région des  deux Kivu en République démocratique du Congo (RDC) a engendré une série de conséquences dévastatrices, non seulement sur l’environnement et les populations locales, mais aussi sur la stabilité politique et sociale de la région. Le coltan, en tant que minerai stratégique, est fortement convoité pour ses propriétés indispensables à l’industrie de l’aérospatiale et de l’électronique, notamment pour la fabrication de smartphones et de tablettes.

Premièrement, l’exploitation du coltan a conduit à la militarisation de l’économie dans la région. Les groupes armés, soutenus par des acteurs extérieurs tels que des multinationales lointaines, des mafieux et même des dictateurs de pays voisins, ont pris le contrôle des zones riches en coltan. Cette militarisation a créé un climat d’insécurité et a alimenté la commercialisation de la violence, avec des milices offrant leurs services pour protéger les sites miniers ou intimider toute résistance.

Deuxièmement, les conséquences humaines sont dramatiques. Les agriculteurs locaux se retrouvent persécutés et chassés de leurs terres, perdant ainsi leurs moyens de subsistance. Les populations civiles sont victimes de violences systématiques, de tortures et de viols perpétrés par des milices lourdement armées. Ces actes de violence servent non seulement à instaurer la terreur, mais également à éliminer toute opposition à l’exploitation du coltan.

La justification de ces atrocités par des motifs ethniques est souvent un prétexte. Bien que la haine ethnique puisse être exploitée comme une vitrine pour justifier ces agissements, la réalité est que la violence sert avant tout à maintenir le contrôle des sites miniers et à éliminer toute concurrence commerciale. Les enjeux économiques liés au coltan ont créé un cycle vicieux où l’exploitation de cette ressource stratégique alimente la violence, qui à son tour maintient l’instabilité régionale.

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