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Gabon : Un an de prison ferme requis contre Pascaline Bongo

Condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et à une amende de 150 000 euros, la fille aînée du défunt Président gabonais Omar Bongo

Pascaline Bongo était jugée pour l’attribution de marchés publics en faveur de l’entreprise française d’ingénierie Egis Route. Au terme de son réquisitoire, le 1er février, le parquet national financier a demandé trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme contre la sœur d’Ali Bongo Ondimba, Président déchu du Gabon.

Condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et à une amende de 150 000 euros, la fille aînée du défunt Président gabonais Omar Bongo faisait face aux accusations de corruption passive datant de 2009-2010. A ses côtés, son beau-fils Franck Ping et l’avocate Danyèle Palazo-Gauthier, poursuivis pour complicité. Ces accusations concernent l’attribution présumée de marchés publics en faveur de la société française d’ingénierie.
Pour le procureur, l’accusée est coupable de “corruption passive d’agent public étranger”. Bien que les huit (8) millions d’euros dont Pascaline Bongo est accusée d’avoir été promise en échange de son intervention en faveur d’une entreprise française pour obtenir un marché public gabonais n’aient pas été effectivement perçus, le parquet a toutefois souligné que cela “n’ôte rien au caractère initial de corruption”.

Selon le quotidien Libération qui a révélé le dossier, Mme Bongo aurait accepté un “partenariat fictif” pour qu’Egis participe à la création de l’Agence nationale des grands travaux du Gabon (ANGT) via un marché public de consulting. Cette structure, créée par Ali Bongo après son arrivée à la tête du Gabon, supervisait les chantiers d’infrastructures (routes, stades) et les projets immobiliers publics.

Pour la défense qui crie au scandale soulignant au passage que la justice française n’est compétente pour juger des faits qui datent de 14 ans, au Gabon et par une personne de nationalité gabonaise, Pascaline Bongo « n’est pas le Gabon, (…) à l’époque des faits, n’est plus rien, elle n’est pas à la tête de l’Etat » a tonné Me Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de Pascaline Bongo.
« J’ai beaucoup appris de la justice française », a fini par réagir celle qui fut directrice de cabinet de Omar Bongo jusqu’à sa mort en 2009. Le verdict final de ce procès a été mis en délibéré et sera connu le 22 avril.

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